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BOSNIE-HERZEGOVINE

"Voyager c’est naître et mourir à chaque instant."

Victor Hugo

C’est avec un peu de mélancolie que nous quittons la Croatie, mais avec réjouissance et curiosité que nous découvrons un nouveau pays. 

 

Après deux mois de voyage, nous commençons à ressentir une certaine solitude. En effet, sur les routes, les mois d’hiver ne sont pas propices pour faire des rencontres. Nous avons donc passé la majorité du temps juste tous les deux. Ça tombe à pic, nous rejoignons deux Français rencontrés sur les réseaux sociaux avec qui nous allons passer quelques jours pour nos débuts en Bosnie.

 

Notre sensation en arrivant en Bosnie est partagée entre amour et dégout. Nous commençons à découvrir ce pays où les déchets s’accumulent dans des paysages magnifiques. Ainsi, nous avons un peu de mal à savourer complètement la nature qui s’offre à nous.

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La rencontre avec les Français

Les Français, comme nous les appelons, sont Anna et Antonin (A&A), un jeune couple qui voyage eux aussi dans un VW crafter. Leur van est lui aussi entièrement aménagé par leur soin. Ils voyagent principalement en Europe et prévoient de faire un workaway en Bulgarie.

 

Notre arrivée en Bosnie est très agréable. A&A, parqués à quelques kilomètres de Livno, nous accueillent comme des rois avec un bon repas chaud dans leur van. Nous passons quelques jours ensembles à visiter le pays, jouer à des jeux de société, faire du karaoké, rigoler, se perdre en randonnée, faire à manger, la vaisselle est se doucher. En résumé, à part pour dormir, nous vivons 24/24 ensembles. Tout ce dont nous avions besoin. C’est à Sarajevo que nos routes se séparent, nous leur disons au revoir avec un petit pincement au coeur, mais qui sait, nous les recroiserons peut-être plus tard sur notre route. 

Les chutes de Kravica

Tous les quatre, nous partons en randonnée le long de la rivière sur un chemin qui, selon nous, devrait nous mener jusqu’aux cascades. Mais, malheureusement, il s’arrête à quelques centaines de mètres de notre destination. Afin d’éviter de nous perdre « hors des pistes » (où il pourrait rester des mines), nous rebroussons chemin sagement. 

 

À l’exception du gardien, qui nous demande 20 marks par personne (+\- CHF 10. -/personne) pour entrer, le parc des chutes est complètement désert. Ce n’est pas étonnant étant donné la saison. Cette façon de faire payer la nature, en particulier lorsqu’aucune réelle infrastructure n’est pas proposée, nous exaspère et nous décidons de ne pas entrer et d’aller nous promener.

 

Une heure plus tard, à notre retour sur le parking, nous remarquons que des gens entrent dans la zone des chutes sans payer. Le gardien a fini sa journée et le parc est laissé grand ouvert.

Ni d’une ni de deux, nous rentrons dans le parc et allons voir ces chutes. Nous prenons quelques photos, en attendant de voir qui tombera dans l’eau le premier…

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Blagaj

Blagaj est un village, construit dans un style urbain et rural typique de Bosnie-Herzégovine. Il est implanté à la source de la rivière Buna qui sort d’une falaise karstique à côté du monastère Tekke. Ici vivaient des derviches, des moines qui suivaient la voie d’une recherche spirituelle et le choix de vie austère similaire à celle des moines des ordres mendiants chrétiens.

Mostar

La ville de Mostar est la deuxième plus grande ville de la Bosnie et elle ne nous a pas laissés indifférents. Nous sommes restés stupéfaits devant la quantité de stigmates laissée par la guerre (1991-2001). Les bâtiments sont encore très marqués ou même délabrés. De nombreuses maisons et immeubles sont marqués par des impacts de balles. 

 

Nous avons été marqués, émus et même parcourus de frissons devant cette histoire encore visuellement très présente. 

 

Toutes ces impressions ont remis quelque peu à leur place nos ressentis des jours précédents. En effet, nous avons pu comprendre que les déchets puissent ne pas être une priorité alors que la reconstruction du pays, elle, l’est.

 

A contrario, la vieille ville et son fameux pont le Stari Most, construit en 1565 et détruit en 1993 pendant la guerre, sont aujourd’hui entièrement rénovés. En effet, ces deux attractions ont pu être reconstruites grâce au financement de plusieurs pays européens.

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Sarajevo

Sarajevo est la capitale de la Bosnie. Nous nous réjouissions de la découvrir même si nous avons un peu la boule au ventre en imaginant dans quel état son histoire a pu la laisser.

 

Nous sommes néanmoins surpris que, avec l'aide de certains pays d'Europe, la ville a été en très grande partie reconstruite. Son centre est touristique, mais reste tout de même très animé par les locaux. Nous avons pu passé un peut de temps devant la plus grande mosquée de la ville en pleine prière, c’était vraiment très beau. Nous avons également découvert les alentours de la ville et quelques-uns de ses sites d'intérêt notamment le tunnel de Sarajevo. Ce dernier a été creusé sous l'aéroport de la ville pendant son siège et était son seul lien physique avec le reste du pays.

Les montagnes Bosniaque

Avec les conditions que nous offre l’hiver, nous avons également la chance de pouvoir découvrir les sommets enneigés du pays. Nous commençons par nous rendre dans la station de ski de Bjelasnica utilisée pendant les JO de 1984 et qui connait aujourd’hui une nouvelle jeunesse. 

 

À notre plus grande surprise, la couche de neige est très fine. À Milišići, nous enfilons néanmoins nos skis pour essayer de gravir, à peau de phoque, le Cetovičko Brdo qui nous fait de l’oeil. Deux chiens, qui nous ont accueillis à notre arrivée dans le village et que nous surnommons Boul et Bill, nous servent de guide. À notre plus grande surprise, ils nous suivent, tant bien que mal, tout au long de la sortie.

 

Afin de trouver un peu plus de neige, nous nous dirigeons vers Tušila où il y a des sommets mieux orientés. Les conditions d’enneigement devraient y être meilleures. Le matin, nous partons à la conquête du Vito. Malheureusement, arrivé sous les crêtes, à quelques mètres du sommet, la pente la plus raide est gelée. Les piolets, restés dans le van, nous seraient nécessaires. Nous devons donc malheureusement rebrousser chemin. Par chance, le soleil apparaît et éclaire la montagne d’en face, le Veliko Brdo. Il est encore tôt, nous pouvons donc revoir notre itinéraire.

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