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GRECE

"Vivre intensément ne signifie pas vivre chaque jour comme si c'était le dernier, mais comme si c'était le premier."

Paul Carvel

Nous nous réjouissions énormément d’arriver en Grèce et nous ne sommes pas déçu, mais pas nécessairement pour les raisons auxquelles on penserait directement. En effet, nous sommes arrivés dans le pays au mois de mars et cette année il a neigé comme il ne neige presque jamais par ici. Nous avons donc eu l’occasion de faire de magnifiques sorties à ski tout en profitant de la vue sur la mer ce qui est tout bonnement magique ! 

 

Mais ce n’est pas tout! Dès que l’on redescend au bord de mer, les températures sont beaucoup plus douces. Près du mont Parnasse, on a, par exemple, passé de -20°C à 15°C en mois de 24h et en ne roulant que 30 minutes. Avec ces températures, les conditions étaient donc parfaites pour la pratique du vtt, de la grimpe et bien d’autres encore.

 

Nous avons également été marqués par la gentillesse et la générosité des gens. Le lendemain de mon anniversaire, nous avons eu le droit à un parfait exemple de cette générosité. En effet, alors que nous étions parqués directement au bord de la mer, un pêcheur et venu nous voir pour nous offrir un cornet rempli de poulpe, plus de 2,5 kg, que lui et sa femme venaient de pêcher et de nettoyer. 

 

Alors certes, quand on voyage comme nous, on ne peut pas se permettre d’aller tous les jours au restaurant, mais les quelques fois où nous nous sommes offert ce luxe, nous n’avons pas été dessus!

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Astraka 2486 m

Mikro Papingo est un petit village de montagne plein de charme qui vaut le détour. Il est implanté dans une vallée entourée de montagnes et de rivières le tout relié par de nombreux chemins pédestres. Le village est parcouru par des petites ruelles pavées et étroites. Ces dernières zigzagent entre de vieilles et belles maisons en pierres sèches qui abritent de petits restaurants qui semblent plus succulents les uns que les autres!

 

Juste au-dessus du village, il y a une montagne, l’Astraka que nous aimerions bien gravir à ski. Cependant, nous savons qu’il y a suffisamment de neige qu’à partir de 1500m alors que nous nous trouvons à seulement 950m. Il nous faudra donc porter nos skis pour les 500-600 premiers mètres de dénivelé. 

 

Le lendemain matin, nous disons au revoir à Lucky qui ne nous accompagne pas pour cette sortie, car elle est trop longue pour lui. Bien fatigué après avoir porté nos skis sur 600 m de dénivelée positifs, nous nous retrouvons juste en face de la pente la plus raide du premier itinéraire. Après quelques fruits secs, nous nous y lançons et montons sur un premier sommet, le Kalogeros (2112 m), avant de décider si nous monterons en effet sur l’Astraka (2486 m).

ASTRAKA (suite)

La neige est assez dure, par endroit même un peu glacé ce qui nous oblige à mettre nos couteaux sur nos skis. Elle nous permet néanmoins d’avancer vite et sans trop d’efforts. Par endroit, là où les pentes sont les plus raides et les plus exposées, nous passons chacun notre tour. Arrivé au premier sommet, il est encore suffisamment tôt pour nous lancer à l’assaut de l’Astraka.

 

Une fois en haut, la vue est tellement belle que nous ne regrettons pas une seconde d’y être allés et d’avoir tant sué. Être seul au monde sur ce sommet enneigé et contempler ces paysages à couper le souffle c’est un cadeau incroyable que nous offre la nature.

 

Une fois nos skis prêts et après avoir contemplé le paysage, nous attaquons la descente qui nous fait bien plaisir malgré une neige assez compacte. Les derniers 600m de dénivelé doivent, comme à la montée, se faire à pied, mais nous le faisons de bon coeur avec devant nous une magnifique vue.

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Gorges du Vikos

Lorsqu’on se rend dans le nord de la Grèce, l’arrêt au parc national du Pindos pour aller voir les Gorges du Vikos est une étape obligatoire. Le parc, qui dispose aussi de plusieurs dizaines de ponts antiques en pierres, est  située la région montagneuse de l’Épire.

 

Jusque dans les années 1950, ces ponts avaient un rôle essentiel pour relier les villages environnants isolés. Payer pour la construction ou la rénovation d’un pont était un signe de richesse et conférait un grand prestige dans la communauté, si bien que chaque pont porte le nom de son mécène.

 

Cette région est vraiment riche en découvertes avec ses villages et leurs maisons en pierres, ses rivières dont on ne se lasse pas de la clarté, ses arbres d'une grande impressionnante et ses magnifiques sommets.

Hector le malamute

Nous nous dirigeons en direction du village de Pades, un village quelque peu reculé, mais situé au pied du Smolikas, le deuxième plus haut sommet de Grèce à 2637 m. 

 

On nous a donné l'adresse d'une auberge super, l’auberge Munti Smolikas, qui organise des sorties à VTT, de grimpe ainsi que d’autres activités sportives. À notre arrivée sur place, il n'y a personne à part un ÉNORME chien, un malamute très impressionnant qui nous accueille joyeusement en aboyant, mais qui a l’air plutôt sympa.  Malheureusement, les propriétaires de l'auberge sont absents, nous leur demandons quand même, par sms, des conseils pour les différentes sorties à faire ici. Il nous proposent de garer notre van devant leur auberge pour pouvoir profiter de l’eau courante et de l’accès aux toilettes.

 

Nous avons très envie de refaire de la peau de phoque et de gravir le Smolikas. Cependant, le village n'est qu'à 1100 m d'altitude et il y a de la neige qu’à partir de 1600 m. On va, une nouvelle fois, devoir porter nos skis…

 

Le lendemain matin, avant le lever du soleil, nous partons fin prêts. Nos skis sont attachés sur nos sacs et Lucky est également à nos côtés. Aujourd’hui, nous avons également l’honneur d’avoir un guide : Hector le malamute. Au départ, les deux chiens ne s’apprécient pas vraiment et Lucky est assez impressionné, mais après un moment ils commencent à s’habituer l’un à l’autre.

 

À cause d’une petite erreur de parcours et d’une fuite de Lucky, à 11h30, nous n’avons fait que 1100 m de dénivelé et ne sommes qu’au pied du Smolikas. La neige tourne et les conditions deviennent dangereuses. Nous décidons donc de ne pas continuer à monter jusqu'en haut et de nous laisser guider par Hector qui nous ramène au refuge.

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Les sorties à ski avec son chien

Proche du village d'Anthchori, nous prévoyons de gravir à ski, le sommet Kalogiros. Comme avant chacune de nos sorties à ski, lorsque nous préparons nos affaires, Lucky est impatient d’y aller et ne tient plus en place. La neige c’est son élément, c’est là ou il se sent le mieux, il s’y sent vivant et ça nous rend heureux de le voir comme ça. 

 

Lors de nos premières sorties avec Lucky, à la montée, nous le laissions courir dans tous les sens. Sa dépense d’énergie était telle qu’il n’en avait plus à la descente. Sevan s’est donc retrouvé à devoir le porter. Forts de cette expérience, nous avons décidé de le tenir en longe à la montée.

 

Il s’y est très vite adapté et ça ne l’empêche pas d’être tout excité. Dès que nous arrivons au sommet, Lucky, tout comme nous, adore admirer le paysage. C’est quelque chose qu’il fait systématiquement et que nous adorons voir. Parfois, il fait ça même à la montée.

 

À la descente, il aime être devant, alors il court comme une flèche derrière nous pour essayer de nous rattraper. Nous avons tellement de chance de l’avoir rencontré, lui avec ses envies qui s’accordent tellement bien avec les nôtres. L’avoir auprès de nous et de pouvoir partager nos passions ensemble est une chance inouïe.

Les météores

En Thessalie, dans la vallée du Pénée, nous découvrons ce qui est probablement l’une des plus belles merveilles de Grèce : les Météores !

 

De très loin déjà, nous voyons se dessiner sur l’horizon ces majestueux pitons rocheux qui semblent tout droit tirés d’une scène de Star Wars. Plus nous nous en approchons, plus leur imposante taille nous laisse sans voix, et cela, avant même d’avoir pu observer l’un des Monastères qui jonchent quelques-uns de leurs sommets et semblent comme accrochés au ciel. La route qui slalome entre ces formations rocheuses offre de magnifiques points de vue et nous la parcourons plusieurs fois.

 

Nous visitons le monastère, Megalou Meteoron, nous découvrons quelques constructions troglodytes et nous nous promenons en espérant découvrir l’un ou l’autre des trésors qui se cachent dans ce paysage grandiose.

 

Nous aurions envie de pouvoir découvrir chaque coin et recoins de ces géants de pierres tellement ils nous fascinent. Une chose est sure, nous reviendrons pour redécouvrir cette région de la Grèce qui nous a tant impressionnées.

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Mont Parnasse (2460m)

À ne pas confondre avec la tour Mont Parnasse, non c’est bel et bien un sommet qui se trouve sur une montagne tout proche d’Athene et qui surplombe deux mers.

 

En arrivant à la station de ski Parnasse, il y a une quantité énorme de neige. Les conditions vont être folles. Par contre, il fait un froid polaire plus extrême que ce que nous avons pu expérimentés jusqu'à maintenant. Nous avons eu moins de -20° la nuit.

 

Et d’ailleurs, cette nuit-là, je me réveille en claquant des dents, car le chauffage ne fonctionne plus. Selon le code erreur, il manquerait du diesel, mais c'est impossible, le réservoir est encore à moitié plein.

 

Sevan a la bonne idée d'aller gicler de l'eau bouillante sur les conduits de diesel à l’extérieur, sous le van, car il imagine qu’elles auraient pu geler (pas sûr qu’en Grèce on trouve du diesel avec les additifs lui permettant de supporter ce genre de températures). À son retour, le chauffage se remet en route, les tuyaux étaient donc bel et bien gelés.

Mont Parnasse (suite)

Nous sommes congelés tous les trois et ce n’est pas très agréable avant une sortie à ski. Lucky a froid et est tout recroquevillé et grelotte. Je le couvre donc avec ma couverture le temps que le van se réchauffe.

 

Nous commençons à préparer nos affaires pour notre sortie. Nous avons prévu d'aller sur le mont Parnasse, à 2470 m d'altitude. Depuis ce sommet, nous devrions pouvoir voir deux mers, la mer de Myrto et la mer Égée. 

 

Depuis la station, nous longeons une crête enneigée pour nous rendre sur le premier sommet, le Gerontobrachos. Nous avons très froid, même après avoir fait 500 m de dénivelé, nous devons garder notre doudoune. Même Lucky, qui n'a jamais froid, a mal aux coussinets. 

 

Nous attendons le soleil, qui ne devrait pas tarder, pour voir s’il va nous réchauffer ou non. Dès son arrivée, il nous réchauffe suffisamment pour pouvoir continuer jusqu'au prochain sommet, le Toumporache.

 

Depuis là, nous admirons le mont Parnasse, cette belle montagne recouverte d'une poudre blanche et épaisse qui n'attend qu'à être tracée. Ressentant fortement la fatigue après notre courte nuit, nous décidons néanmoins de faire demi-tour.

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Le monastère Prodromou

En contrebas du village de Dimitsana, il y a des gorges magnifiques et plusieurs monastères. Nous décidons de visiter celui de Prodromou qui nous attire au loin. Il est comme suspendu à la falaise et nous nous demandons comme tout cela peut tenir. Il semble y avoir de l’activité, car, d’où nous sommes, nous voyons de la fumée sortir de ses cheminées. En chemin, nous nous retrouvons nez à nez avec deux mulets que les moines utilisent pour apporter des provisions au monastère.

 

Nous avons la chance, arrivés au monastère, un moine nous accueil et nous invite à entrer. Tout y est calme et serein, c'est vraiment impressionnant. 

 

Il nous propose un café turc que nous acceptons avec plaisir. Nous échangeons quelques mots et il nous explique qu'il est ici depuis 4 ans et qu'ils sont 7 moines dans le monastère qui à l’époque en abritait 300! Il nous explique également qu'ils font les ravitaillements 2x par mois à dos d'homme et que les mulets sont ici pour le transport du bois. Quelle vie ça doit être!

 

Nous ne repartons pas les mains vides, nous nous offrons un de leur savon à l’huile d’olive fait maison ainsi que quelques lokoums que le moine nous offre pour la route.

Leonidio, le village de la grimpe

Ce village nous laisse sans voix. Lorsque nous y arrivons, nous admirons les nombreuses falaises en hauteur et au bord de la mer qui entourent le village. Il y a du choix et de la diversité. Le spot qui nous fait de l’oeil, c’est une grotte que nous voyons au loin nommée Twin Caves. Les différents secteurs proposent principalement des couennes (voies d’une longueur), mais on y trouve aussi pas mal de longues.

 

On nous avait conseillé cette région pour la grimpe et nous ne regrettons pas d'avoir fait le détour. Il y a tellement à faire que nous pourrions y rester 2 mois sans problème. Nous apprenons d'ailleurs que c'est souvent ce qui arrive aux touristes grimpeurs. Ils viennent ici une semaine en imaginant visiter le reste du pays et finissent par rester toute la durée de leurs séjours ici. 

 

Nous, nous restons ici que 3 jours et découvrons trois secteurs différents :Twin caves ; Aresos ; Panagia. Tous les trois nous plaisent beaucoup et nous adorons le type de grimpe qu’on peut y faire. Ces secteurs proposent des voient pour les grimpeurs de tout niveau. Malgré leur popularité, la roche y reste bien grippant et on peut y grimper devant un panorama magnifique.

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Le théâtre d’Épidaure

Nous voulions absolument voir l'ancien théâtre d'Épidaure, qui a été construit au IVe siècle av. J.-C. Il est encore très bien conservé, muni de gradins de calcaire gris, presque tous d'origine. Ce théâtre peut accueillir pas loin de 12 mille spectateurs et est aujourd’hui encore utilisé pour des spectacles dans le cadre du Festival d’Épidaure.

 

Ce théâtre est connu pour son acoustique impressionnante. Où que l’on se trouve, dans les gradins, on entend parfaitement un orateur situé au centre de la scène. Si l’on prend la place de l’orateur, c’est là que la magie opère. Lorsque l’on parle ou que l’on tape dans ses mains, on a l’impression que l’aire se met à raisonner. C’est vraiment impressionnant.

Athènes et son acropole

Notre passage en Grèce ne pouvait se faire sans faire une halte à Athènes et à son acropole.

 

Au moment de monter la courte distance qui nous sépare de l’entrée de l’acropole, nous en prenons plein les yeux. Certes, ces monuments ont été entretenus, restaurés, voire même reconstruits à la suite de conflits, mais il n’en est pas moins remarquable et impressionnant de voir ce qu’il en reste aujourd’hui encore alors que plusieurs millénaires ont passé depuis la pose du premier bloc de marbre. À une époque où des monuments sont construits plus ou moins que pour la durée d’un événement sportif, ne devrions-nous pas jeter un coup d’oeil vers ces bâtiments d’une autre époque et questionner la pérennité des pierres que nous posons ou plutôt du béton que nous coulons. 

 

Revenons-en à notre visite, en marchant devant le Parthénon, l’Erechthéion ou l’un des autres monuments présents sur le site, Sevan a ses cours d’histoire d’architecture qui lui sont revenus en tête (les ordres, les effets d’optique, etc.). Même si ça n’était pas la matière qui le passionnait le plus, il aurait bien aimé avoir ses professeurs à ses côtés pour qu’ils lui en disent un peu plus sur ces lieux.

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