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TURQUIE

"La chance n'existe pas, ça s'appelle le destin."

Alain Delon

La Turquie, c’est notre réel coup de coeur du voyage. Nous avons déjà découvert plusieurs pays où nous avons été très bien accueillis, mais ici, comme en Iran, la tradition de l’accueil est poussée à un tout autre niveau et bat tous les records! Nous avons également adoré les délicieux desserts que l’on trouve dans le pays ainsi que la variété de paysages qui nous coupent bien souvent le souffle, mais ça vous en apprendrez plus dans les paragraphes et les photos ci-dessous.

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Mosquée Selimiye Cami

Dans la ville d’Edirne, nous découvrons plusieurs mosquées, celle de Selimiye Cami (photo ci-contre), celle de Uc Serefeli Camii, mais celle qui a le plus retenu notre attention est celle d’Eski Cami qui est la plus vieille d’entre elles. À l’intérieur de cette dernière, avec ses neuf dômes, nous découvrons d’ énormes mandalas de différentes couleurs et formes qui nous fascinent complètement.

 

La mosquée Selimiye Cami, de par sa taille, est la plus impressionnante des trois mosquées. Elle est malheureusement en travaux et nous ne pouvons donc pas la visiter. C’est dommage, car historiquement cette mosquée est l’une des plus importantes en Turquie. Elle est citée comme l’un des principaux édifices de l’histoire architecturale turco-ottomane. Elle a d’ailleurs une place importante dans le coeur des Turques et est considérée comme le chef d’oeuvre de l’architecte Sinan. En 2011, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sainte-Sophie

Istanbul, cette métropole de plus de 15 millions d'habitants implantée de part et d'autre du Bosphore, avec un pied en Europe et l'autre en Asie, est notre porte d'entrée vers le second continent de notre voyage.

 

Nous arrivons dans la capitale culturelle de la Turquie en début de matinée. Nous commençons notre visite de la ville avec un « free walking tour ». Ce tour guidé de 3 heures nous donne un rapide aperçu de l’histoire d’Istanbul ainsi que des principales attractions du quartier le plus touristique de la ville, entre autre, Sainte-Sophie.

 

Sainte-Sophie est le monument le plus réputé d’Istanbul et nous avons la chance de la découvrir de jour, mais aussi de nuit alors que très peu de monde s’y trouve. Être presque seul dans ce monument de l’histoire est un moment privilégié dont nous avons savouré chaque seconde. Le nom Sainte-Sophie vient du grec Hagia Sophia, qui signifie « Sainte Sagesse ». En turc, Sainte-Sophie est appelée Ayasofya. C’est une ancienne basilique chrétienne qui a été construite à l’époque de Constantinople, au VIe siècle.  Au XVe siècle, à l’époque du sultan Mehmed II, Sainte-Sophie a été transformée une première fois en mosquée avant de devenir un musée en 1934. Depuis 2020, elle est à nouveau considérée comme une mosquée et rouverte au culte musulman.

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Turkish Breakfast

Les fameux petits-déjeuners turcs ont une grande importance aux prés des locaux. Ils ont également un grand succès auprès des touristes. C'est une expérience à ne pas louper si toi aussi tu adores les petits-déjeuners et que tu voyages en Turquie.

 

Nous en avons dégusté plusieurs, dans différents endroits du pays, néanmoins, celui que nous conseillons vivement c’est celui que nous avons mangé au Velvet café à Istanbul.

 

À table, on nous sert un peu de tout, des confitures maison, des fruits, des spécialités salées locales, de la pâte à tartiner locale aux goûts variés et bien entendu leur chai maison. Ce thé typique turc nous sera d’ailleurs servi un peu partout et à toute occasion dans le pays.

Le grand Bazar d’Istanbul

Avant notre visite du Grand Bazar d’Istanbul, on avait été prévenu que nous serions accostés de tous les côtés, qu’on essayerait de nous vendre plein de babioles et que ça serait insupportable. À notre plus grande surprise, notre expérience est toute autre. À notre arrivée dans le Bazar, nous sommes certes bien accostés par les vendeurs, mais ils ne sont ni dérangeants ni insistants. Au contraire, nous avons beaucoup apprécié discuter eux et découvrir l'ambiance de ce lieu mythique de la ville.

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La rencontre avec JB

À Demircili, à proximité de la ville de Çeşme, se trouve un fameux spot que beaucoup de  « vanlifers » ne veulent pas louper après leur découverte d’Istanbul. En arrivant sur place, nous découvrons une petite presque île entourée par de l’eau turquoise qui rend l’endroit paradisiaque. Il a plusieurs vans, mais ce ne sont pas que des touristes. Il y a aussi des locaux qui viennent ici avec leur campement ou alors juste pour se baigner et profiter du coucher de soleil.

 

Sur place, nous voyons débarquer Jean-Baptiste avec sa chienne Oli. Nous les avions déjà rencontrés sur le parking à Istanbul, mais ne pensions pas nécessairement les recroiser. Au final, JB deviendra l’un de nos plus proches amis sur les routes et l’un des voyageurs avec qui nous passerons le plus de temps.

 

Tonton JB, comme on le surnomme (en lien avec Lucky), est sur les routes déjà depuis 4 ans et il a su lier l’utile à l’agréable. Il travaille en tant que photographe de presse, un métier qui se marie parfaitement avec son mode de vie.

 

Quand on aime la photo, il y a quelques rencontres qui peuvent nous marquer. Sevan, lui, en compte 3. Roman qui l’a incité à s’intéresser à la technique de la photo et ne plus juste appuyer bêtement sur le déclencheur. Jeremy avec qui il a aimé se perfectionner et pour finir JB qui lui a donné, selon ses dires, un nouveau souffle.

Ulubey Canyon

Nous découvrons le canyon d’Ulubey comme un spectacle juste grandiose que nous offre la nature. Un mélange juste magnifique entre les ocres de la terre, le vert des prairies et le bleu du ciel.

 

Le canyon propose une terrasse en verre qui peut donner l’impression de marcher dans le vide. Nous préférons néanmoins largement découvrir les différents itinéraires de randonnée que l’on trouve sur place à cette infrastructure touristique.

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Les bébés chiots

Nous sommes toujours au Ulubey canyon. Lors d’une randonnée, au moment de revenir au sommet du canyon, nous tombons nez à nez avec 5 petits chiots, tous plus choux les uns que les autres. Ils n’ont pas peur et viennent vers nous pour jouer. Attirée par le bruit de ses chiots, la mère arrive et commence par gronder Lucky avant de le sentir et d’accepter sa présence. Les chiots sont en grande forme, mais la mère, elle, est en manque de nourriture. Nous n’avons pas de croquettes avec nous alors décidons d’aller en chercher au van.

 

Nous sommes très vite de retour, en compagnie de JB, avec quelques kilos de croquettes sous les bras. Il nous faut un peu de temps pour retrouver la maman, mais elle nous accueille (ou plutôt les croquettes) avec grande joie. Elle a apparemment très faim, mais après avoir mangé la moitié des croquettes que lui donnons, elle part retrouver ses chiots pour leur donner du lait. Décidément, elle s’occupe vraiment bien de ses bouts de chou.

Pammukale

Près de Denizli, nous apercevons, au loin, des collines blanches de Pammukale. Et non, ça n'est pas de la neige, ni un glacier, mais comme l'appel les Turques : "un château de coton ». Ces collines sont recouvertes de calcaire déposé, au cours des siècles, par les eaux provenant des montagnes aux alentours.

Nous avons une idée qui nous trotte dans la tête à tous les trois, Chloé, JB et moi. Nous voulons prendre nos VTT et rouler sur ces collines blanches. Nous sommes tous bien motivés à l’idée de faire de belles images et vidéos. Nous n'hésitons pas longtemps avant de nous équiper et d'y aller.

 

C'est vraiment fou, nous passons un moment unique à rouler sur ce calcaire et à être pris en vidéo par J-B qui se régale également avec son équipement photos-vidéos.

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Bassins d’eau de calcaire

Ces collines blanches sont également recouvertes de nombreuses petites terrasses formées par du travertin (c'est l'eau qui déborde et qui forme ces différentes couches de calcaires.) Ils se forment au fil des millénaires, par l’infiltration des eaux thermales dans les roches calcaires.

 

Ces eaux chargées de minéraux et de CO2, lorsqu'elles s'évaporent et laissent apparaître ce calcium solidifié, d'où cette couleur blanchâtre éclatant. C’est ce processus qui donne naissance à ces piscines naturelles.

Salda Gölu

Le lac de Salda Gölü, situé dans les terres en Turquie, est considéré comme les Maldives de la Turquie. À notre arrivée dans ce cadre idyllique, nous découvrons une eau transparente, turquoise et un sable fin et blanc à en faire pâlir les plus belles plages du globe. C’est un endroit parfait pour y faire de la randonnée, flâner à la plage et se baigner.

 

Attention néanmoins, à certains endroits le sable est meuble voir mouvant. Sevan en a fait, à ses frais, l’expérience ce qui, je l’avoue volontiers, m’a bien fait rire.

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Incegiz Canyon

En prenant la route en direction Bodrum, nous cherchons un point à mi-chemin où nous pourrions nous arrêter. Sur la carte, en tapant canyon, je tombe sur le lac de barrage de Kemer où nous pouvons nous y rendre sans grand détour.

 

Une fois arrivés au village d'Incegiz, nous continuons sur la route qui nous mène au lac. De là, nous avons d’un côté ce canyon bien impressionnant en forme de serpentin avec ses grandes falaises formant ce passage étroit où passe l’eau. De l'autre côté, nous découvrons un panorama superbe sur le lac de barrage.

 

L’endroit est juste majestueux et nous donne envie d’y passer une nuit. Nous sommes récompensés par un superbe couché de soleil qui finit à merveille cette journée.

Nouveau Logo

En Turquie, beaucoup adorent customiser leurs véhicules en tout genre notamment leur camping-car. Il y a beaucoup de garages et d'entreprises qui font des travaux de toute sorte.

 

Depuis notre départ, nous aimerions poser des stickers sur notre van pour le personnaliser. Tout au long de nos premières semaines de voyage en Turquie, nous avons croisé plusieurs vans avec de belles réalisations. C’est un propriétaire de l’un de ces vans qui nous a recommandé une adresse, ici à Bodrum, qui pourrait nous en poser . Nous allons donc  y jeter un œil et voir combien notre projet nous coûterait. Nous discutons avec le patron qui nous annonce un prix de 310 euros pour une demi-journée de travail. En Suisse, cela nous aurait probablement coûté plus de 1500.- . Nous acceptons volontiers son offre et nous sommes ravis du résultat.

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Travail vite fait, bien/mal fait ?

Les coulisses de nos tiroirs de cuisine nous ont lâchées et nous devons absolument trouver quelqu'un qui puisse nous les changer. À Izmir, nous trouvons des menuisiers super sympas, notamment un papy qui travaille encore alors qui doit avoir plus de 70 ans. Avec Google Traduction, nous essayons de leur expliquer au mieux notre problème. Ils nous disent qu’ils ont tout compris, mais nous ne sommes pas certains que ça soit réellement le cas. Pendant les travaux, certains de leurs gestes et idées nous font bien peur. Nous décidons donc de rester auprès d’eux pour avoir un oeil sur ce qu’ils font.

 

Ils nous annoncent un prix défiant toute concurrence et un délai plus que rapide. Nous avons néanmoins entendu d’autres voyageurs que les Turcs sont certes super disponibles et arrangeants, mais qu’ils ont un peu tendance à faire du travail de bricolo. Au final, ils nous ont bien réparé nos tiroirs, mais si nous n’étions pas derrière eux pour vérifier leur travail et pour leur faire des remarques, alors nous ne savons pas dans quel état nous aurions retrouvé notre van.

Kitesurf à Akyaka

La petite ville d’Akyaka et l’un des coins de la Turquie qui offre les meilleures conditions de vent du pays. En effet, les thermiques qui remontent le golf de Gökova s’accélèrent avant d’arriver sur le spot de kite. Ainsi, de mai à septembre, quand il y a du soleil, le vent est presque garanti.

 

Sevan trouve une école de kite avec un spot réputé pour les débutants. Nous payons notre entrée pour la plage 200 TL (+/- CHF 13.-). C’est quand même cher. Je comprends l’idée de vouloir réserver une partie de plage pour le kite pour éviter les accidents entre baigneurs et kiter, mais de là à faire payer ça l’équivalant d’un restaurant pour 4, c’est un peu exagéré. En plus de cela, lorsque l’on suit des cours de kite, ce prix de l'entrée n’est pas déduit. Après 2 ans sans remonter sur une planche, je suis néanmoins tout excitée de pouvoir refaire du kite.

 

Quelques jours plus tard, nous découvrons qu’à peine plus loin (littéralement la plage d’à côté) il y a un autre spot avec les mêmes conditions de vent et où nous pouvons kiter. Nous décidons d’y aller afin que je puisse encore progresser. Aujourd’hui, c’est Sevan qui me fait office de coach. Il a un oeil sur moi tout en me donnant des conseils.  Après un moment de pratique, j'arrive enfin à tirer mes bords en remontant au vent, je suis trop contente!!!

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Rencontres et voyage

À Gökbel, nous montons sur une colline qui surplombe la mer. Nous y retrouvons J-B et Oli qui ne sont pas seuls. Sur le spot, il y a quelques autres vans. Nous faisons donc le tour des voyageurs pour faire leurs connaissances.

 

Parmi eux, il y a deux Espagnols, les 2 manchegos : Luisa et Rosse. Ils sont hyper drôles et ont attrapé le virus du voyage il y a déjà quelques années et ne veulent jamais s’arrêter. Leur but est de faire le tour du monde et ils ont déjà traversé toute l’Amérique, de l’Alaska à la Terre de Feu.

 

Il y a aussi deux Suisses, Particia et Filipe. Eh oui, ce sont les premiers Suisses romands que nous rencontrons sur la route. (Et qui, à notre plus grande déception, ne savent pas jouer au yass.) Ils voyagent 2 mois et demi, car ils ont tout gardé en Suisse. Du coup, ils voyagent ultras vite, ils ont fait plus de 20'000 km et plus de pays que nous depuis le début de notre voyage.

 

Après une présentation de nos maisons sur roues respectives, nous allons tous admirer la vue qui est époustouflante. Nous partageons également un moment tous ensemble le lendemain matin, nous échangeons sur nos parcours et nos vies très similaires. Ces rencontres sont toujours des moments riches en partages. Parfois elle dure le temps d’une soirée et parfois elles durent plus 3 mois (n’est-ce pas JB ?).

Kayakoy

Avant 1914, le village de Kayaköy était majoritairement habité par des Chrétien Orthodoxes (aussi appelés les Grecs d’Asie Mineure à cause de leur religion). Suite à la première Grande Guerre, à la guerre Gréco-Turque (1919-1922) et au traité de Lausanne (1923), le village perd la plus grande partie de sa population. Malgré une tentative infructueuse d’y reloger les populations musulmanes venues de Grèce, ceux-ci ayant peur des fantômes des anciens habitants qui y ont été massacrés, les logements restent en grande majorité vide. Le tremblement de terre de 1957 scelle définitivement le destin du village qui devient un village fantôme. Aujourd’hui, seule la plaine, située en aval du village, est habitée.

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Grimpe en Turquie

Geyikbayiri est un petit village à 25 km à l’ouest d’Antalya et c’est un des hauts lieus de la grimpe en Turquie. Alors que ce sport n’est que très peu développé dans le pays, le spot que nous découvrons dans cette région nous laisse sans voix.

 

Déjà un peu avant d’arriver au village, on comprend vite ce qui a motivé tous ces grimpeurs à venir équiper des voies par ici. Le village est implanté dans une vallée parcourue par une belle rivière abondante qui est entourée de chaque côté par de grandes et belles falaises.

 

Si l’on faisait un parallèle avec le fromage, alors ici les falaises ressembleraient à de l’emmental. Vous savez ce fromage avec ses fameux trous qu’on confond avec le gruyère.

Les falaises sont parcourues de dizaines et de dizaines de grottes et elles sont soutenues par des piliers extrêmement élégants. En tant que grimpeur, il ne nous en faut pas plus pour nous mettre l’eau à la bouche !

 

Au pied des falaises, nous découvrons un caillou légèrement patiné, mais pas au point d’en être dérangeant. Les voies, elles, sont vraiment de toute beauté.

Konya, la pire épreuve

Dans notre voyage, nous vivons des moments intenses de joie, d’amour, mais aussi de peur. Nous nous faisons beaucoup de soucis lorsque notre animal n’est pas bien pour x ou y raison, mais ce soir-là, ce bonheur s'est retourné contre nous.

 

Peut-on revenir en arrière ?

Tout s’est passé trop vite. Nous nous sommes arrêtés 2 minutes à une station-service le temps que je prenne un médicament. Sachant que cette journée n’était pas celle où Lucky a eu sa dose de défoulement, il nous a échappé, il a couru vers la route et là c’était trop tard pour le rattraper.

 

À ce moment-là, on ne sait pas ce qu’il pourrait y avoir de pire que de l’avoir vu courir vers cette route où les voitures roulent à 110 km à l’heure et de ne pas pouvoir le rattraper et l’entendre se faire percuter. On n'a pas les mots.  À ce moment-là, c’est comme si tout s’arrêtait autour de nous. On ne peut plus souffler.

 

Est-ce juste un mauvais rêve, allons-nous nous réveiller ?

Eh bien non, malheureusement ça s’est vraiment passé et nous devons réagir vite. Nous récupérons notre pépère sous la voiture. IL EST EN VIE, c’est un vrai miracle. La personne qui a percuté Lucky nous donne l’adresse d’un vétérinaire à Konya à 25 minutes de route.

Sur place, trois femmes nous attendaient d’arrache-pied. Elles prennent notre Loulou en charge, lui font une injection et une perfusion pour la nuit. Cette nuit, Lucky la passe avec nous dans le van, dans une cage pour ne pas qu’il bouge trop et pour laisser la perfusion faire son effet.

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La pire épreuve, suite

Nous ne pouvions pas imaginer vivre un truc aussi douloureux dans notre voyage. Mais le plus beau dans cette histoire, c’est que Lucky en ressort vivant. Pendant cet accident, il était accompagné de ses anges gardiens, ça, c’est certain. C’est très dur, car nous le voyons souffrir et nous ne pouvons rien faire de plus pour lui que de lui donner des antidouleurs et beaucoup d’amour.

 

La meilleure des nouvelles  ?

Notre pépère n’a rien de grave. Ni la tête n’a été touchée, ni les organes et rien n’est cassé, mais juste fissuré. Nous passons près d’un mois, avec une courte interruption,chez ces vétérinaires. Les plaies de Lucky se trouvent sur des articulations et elles ne cessent de s’ouvrir. C’est difficile pour le petit Loulou, car il a dû passer trois fois en anesthésie complète pour se faire recoudre. Nous le voyons fort et calme. Nous le voyons battant et courageux.

 

Qu’est-ce que nous retenons de ça ?

Garder la force et rester positif, notre chien a besoin de ça et notre chien est en vie, il va s’en remettre.

 

Pour parler de la clinique TrioVet qui a pris en charge Lucky, ce sont trois jeunes femmes de notre âge,  Dilara, Tuğçe Bas et Cansu Istim qui ont ouvert leur cabinet en mars 2022.  Après seulement quelques mois, elles sont déjà réputées dans la région et même admirées. Trois femmes indépendantes en Turquie qui ouvre leurs propres business c’est quelque chose de pas très courant.

 

Pour les décrire en trois mots, elles sont professionnelles, à l’écoute et au petit soin. Elles ont tout fait pour remettre Lucky sur pieds et nous pouvons que les en remercier. Quelle chance nous avons eue de tomber sur un cabinet avec une équipe d’une telle qualité et d’une telle gentillesse.

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L'accueil avec un grand A

Suite à l’accident avec Lucky, nous n’avons jamais été aussi bien entourés que par les gens d’ici. Il n’y a pas eu un seul jour sans que quelqu’un vienne nous offrir quelque chose. Ce n’est pas le fait de nous apporter des cadeaux qui nous apportent du baume au coeur, mais juste de recevoir de l’amour et de la sympathie au moment où nous en avons le plus besoin.

Sur cette photo-ci, c’est une famille qui vit à 5 minutes de TrioVet. Un matin, une femme toc au van pour nous demander de venir nous installer chez elle. Nous ne lui avons jamais adressé la parole, alors nous ne pouvons pas accepter. Elle insiste vraiment, alors nous acceptons de venir boire un café chez elle le lendemain matin.

Lorsque nous arrivons devant cette grande maison, nous

voyons qu'ils nous cuisinent une quantité de bonnes choses pour le petit-déjeuner. Il y a tellement de nourriture posée sur la table que nous ne savons pas par où commencer et tout est un vrai régal.

 

Ali, leur fils travaille dans l'informatique, sa maman travaille à l'université en science et son papa lui, il est professeur à l'université pour enseigner la nutrition des animaux.

Vous aurez compris, ils sont ravagés des bêtes.

 

Avant que nous ne repartions, la maman nous propose de rester dormir chez eux, de nous doucher et de profiter aussi longtemps que nous le souhaitons. C’est d’une telle générosité que nous n’en avons pas l’habitude et étions gênés. Nous avions beau essayer de refuser, et ce même plus de 3 fois. Mais, au bout d’un moment, il faut savoir dire oui.

Ils nous auront cuisiné de délicieux repas et nous aurons gâtés comme jamais. Nous avons vraiment eu de la chance de rencontrer cette super famille.

Lac Tuz

Le lac Tuz est l’un des plus grands lacs du pays. Ce dernier a comme particularité d’être très peu profond, on peut marcher sur plusieurs kilomètres sans que l’eau nous arrive plus haut que les genoux, et d’être salé. Avec son fond blanc, lorsque qu’il n’y a pas ou peu de vent, on a presque l’impression de marcher sur un miroir.

 

C’est devant ce paysage féérique que nous retrouvons un semblant de routine du voyage. Certes, nous ne pouvons pas emmener Lucky faire de longues balades et encore moins partir tous les trois faire l’une de nos aventures sportives, mais nous avons repris la route et ça nous met du baume au coeur.

 

Le lendemain matin, nous nous réveillons aux aurores pour profiter au mieux des belles couleurs du lever du soleil. Ces paysages fabuleux qui mélangent le blanc/rose du sel et le bleu du ciel nous transportent dans des rêves éveillés. Quel bonheur d’être là tous les trois.

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Selime Katedrali

La seconde étape, de la route qui nous mène vers la Cappadocia, nous fait nous arrêter à Ihlara. Il y a plus de 1000 ans, de nombreux chrétiens sont venus se réfugier dans la région et ont creusé des maisons troglodytes dans les montagnes environnantes pour se cacher des oppresseurs. Ce sont de vraies villes qu’ils ont ainsi creusées et que l’on peut retrouve aujourd’hui encore.

 

C’est avec une certaine fascination que nous découvrons les vestiges de cette ville souterraine. On peut encore facilement reconnaître ce qui était autres fois l’église, la cathédrale, les bergeries, les maisons ou encore le monastère.

Cappadoce

En Turquie, la Cappadoce est l’endroit qui aura le plus marqué nos mémoires. Nous nous trouvons dans la région de Göreme et chaque matin des centaines de ballons décollent au lever du soleil. Il y a différentes vallées d’ou nous pouvons admirer ce spectacle, la Love Vallée, la vallée Rose et la vallée des pigeons.

 

Nous nous levons presque chaque matin à 4 h 30 pour admirer le décollage des montgolfières et ça vaut clairement la peine. Au bout du troisième matin, il faut avouer que nous nous réjouissons de dormir un peu plus.

 

C’est un endroit où l’on rencontre automatiquement des voyageurs, car personne ne veut louper cette région. C’est en effet un lieu touristique, mais fort heureusement au moment où nous y sommes ça n’est pas rempli de mondes.

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VTT sous les montgolfières

Ce matin, le réveille sonne à 3 h 45. Autant vous dire que ce n’est pas facile de ne pas juste nous retourner et de nous rendormir. Au lieu de cela, nous prenons notre courage à deux mains et nous préparons nos VTT et partons à l’assaut de la vallée rose avec, sur notre dos, notre drone et notre appareil photo. Il fait encore nuit, mais nous voulons être dans la vallée avant le décollage des montgolfières et le lever du soleil.

 

Sur place, nous courrons un peu de gauche à droite pour nous en mettre le plus possible plein les yeux et prendre les plus belles images possible. Le spectacle est juste splendide!

La culture du chai

Qu’est ce que nous avons plaisir à boire le chai avec les locaux. Peu importe où l’on se trouve dans le pays, il y aura toujours un turc, avec sa tellière et ses tasses, prêt à nous offrir une tasse de ce breuvage chaud. Ce n’est pas grand-chose, mais ça fait toute la différence et dès que l’on quitte le pays cette petite attention nous manque.

 

Dans le petit village de Yaylacilar au-dessus de la ville de Trabzon, alors que nous sommes au milieu de champs verdoyants et magnifiques, nous nous retrouvons, sans le savoir, en plein coeur d’une culture de thé. Un peu plus loin, nous apercevons des gens qui récoltent des feuilles qu’ils mettent dans d’énormes sacs. Nous essayons bien de deviner ce qu’ils font, mais nous devons nous résigner à aller leur poser la question. Ils nous expliquent qu’ils cultivent le thé. Ils en ramassent de grandes quantités qu’ils vendent ensuite à des entreprises ou à des particuliers.

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La nuit sous les étoiles

En arrivant dans le petit village de montagne de Yukari Kavrun qui se trouve dans la région de Rize dans le nord-est de la Turquie, à 2300 m d’altitude, notre objectif est de faire un trek sur deux jours. Celui-ci nous emmène sur les rives de plusieurs lacs de montagnes. Lorsque nous entamons la montée, le brouillard est au rendez-vous, mais nous avons néanmoins beaucoup de plaisir en particulier parce que c’est la première grande sortie depuis l’accident de Lucky.

 

Une fois que nous arrivons au campement, nous ne voyons toujours pas grand-chose, nous devinons les lacs qui se cachent juste derrière les nuages. C’est que quelques instants plus tard, que tout d’un coup, le brouillard, telle une marrée redescendant en plaine, lève le rideau sur un paysage à couper  souffle.

 

C’est une nuit sans lune et comme nous nous trouvons à près d’une heure de route de la première agglomération, il y a très peu de pollution lumineuse. Les étoiles et la voile actée brillent donc de tous leurs feux. Les conditions sont parfaites pour capturer quelques photos des astres.

Kurdistan Turc

"Le bonheur est en soi, chez soi, autour de soi, et au-dessous de soi."

Alain Delon

 Après 8 mois de voyages sans avoir revu la Turquie et après tout ce que nous avons vécu dans ce pays, en franchissant la frontière Kurde, nous avons le sentiment de revenir à la maison. De plus, comme nous nous retrouvons tout d’un coup dans un pays partiellement situé en Europe, nous nous sentons d’un coup très proche notre vraie maison, la Suisse.

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5 ans d’amour

Le 1er avril, nous fêtons nos 5ans de relation. Pour l’occasion, nous partons à la découverte du canyon de Botan çayi. Le détour en vaut carrément la chandelle. Nous passons une magnifique journée d’anniversaire.

Cratère Nemrut

Le volcan Nemrut, situé dans le parc national du même nom, culmine à 2 800 m. De loin déjà, nous le voyons trôner au milieu du paysage recouvert par une couche d’or blanc. Devant ce spectacle, nous n’avons qu’une envie : nous approcher du volcan et le gravir.

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Spot magique

Ces derniers temps, nous avons fait beaucoup de route en peu de temps. En roulant le long des rives du lac Van, nous découvrons une petite presqu’île sur laquelle nous trouvons le spot idéal pour nous arrêter. L’endroit est d’ailleurs plus beau que tout ce que nous aurions pu espérer trouver.

Lac Van

Autour du lac van, les spots paradisiaques ne manquent pas. Ici, nous arrivons au bout d'une route et nous retrouvons face à une île avec une église arménienne et un joli ponton. D’ici, nous pouvons admirer quelques hauts sommets enneigés en arrière-plan du lac.

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İshak Paşa Sarayı

Nous nous dénichons un petit spot en amont du palais Ishak Pasa Sarayi que nous admirons de loin avant d’aller le visiter.

 

Ce palais et sa mosquée sont de la période ottomane, mais on y remarque l’influence de l’architecture perse, arménienne et géorgienne. Le Palais dispose également d’un caravansérail pour répondre aux besoins des marchands qui circulaient sur la route de la soie. Récemment rénové, ce lieu nous a beaucoup plus et nous ne regrettons pas de nous y être arrêtés.

Montagnes colorées

Lorsque nous découvrons les montagnes arc-en-ciel de Tuzluca, c’est la première fois que nous découvrons des formations de ce genre. Les différentes couleurs du sol, dues à différentes couches successives de sédiments, nous fascinent. Nous profitons de nous y promener de long en large, car chaque nouvel endroit offre un nouveau point de vue inédit sur ce magnifique tableau de la nature.

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